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Cyrano plébiscité

Un sondage, déjà !

Quelques mois après la première de Cyrano, le Journal demanda à ses lectrices « Quel est le héros littéraire qui vous est le plus cher ? » et, à ses lecteurs, « Quel est le héros littéraire que vous auriez voulu être ? ».


Plusieurs milliers de réponses arrivèrent à la rédaction, et le tiercé gagnant se trouva être, tant pour les hommes que pour les femmes : Cyrano de Bergerac, Jean Valjean, d'Artagnan !



Edmond Rostand, pour remercier le Journal envoya ce double sonnet :



Cyrano, à part, avec une émotion bourrue

On m'aime, moi ?... Mordious !... Mais il serait hideux

D'allonger ce long nez d'une larme qui glisse.

"Déplaire est mon plaisir ; j'aime qu'on me haïsse !"

Ai-je dit quelque part, - scène huit, acte deux.



Et qu'est-ce qui, d'ailleurs, me fait bien venir d'eux ?

S'ils n'aiment que mon air, sans voir le sacrifice

Devant quoi ma pudeur tire un feu d'artifice

De gaîté fanfaronne et de mots hasardeux ;



Si je ne leur ai plu que parce que je trempe

Le bas de mon manteau dans le bleu de la rampe

Et poignarde la herse avec mes trois plumets,



Que pour ma grande épée et mon verbe fantasque,

Que pour ce qui m'accoutre et pour ce qui me masque,

Je leur dit : "Serviteur !" et je m'éloigne. ? Mais




Se tournant vers des amis inconnus



Si vouloir être moi c'est ne pas craindre d'être

L'ennemi de la Chance et l'ami du Danger

Qui, niant une vie où tout peut s'arranger,

Croit à la vie où rien sans effort ne peut naître,



Celui qui fait monter un autre à la fenêtre

Et qui voulait déjà dans le ciel voyager,

L'idéaliste sans idéal mensonger,

Qui rêve en sachant voir, aime en osant connaître...



Si vous m'avez choisiparce que, jusqu'au bout,

je me maîtrise - et parce que je meurs debout,

Tué par un lourdaud, mais ayant prévu l'Aile...



J'ajoute à ma gazette : "Aujourd'hui vingt-six mai,

Monsieur de Bergerac, à soi-même infidèle,

Trouve très doux de plaire et très bon d'être aimé".




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Publié le 24 / 04 / 2005.


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