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4 avenue de la Bourdonnais

La dernière adresse

C'est ici qu'Edmond Rostand va quitter la terre pour rejoindre Savinien, quelque part dans les étoiles.


Pendant la guerre de 14, Edmond Rostand écrit à son ami Pierre Clarac, membre de l'Institut, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques, qui sert dans l'infanterie :

« Vous m'avez écrit une bien belle lettre, bien consolante pour le poète qui se sent inutile, dont on n'a pas voulu aux armées, et qui a besoin qu'on lui répète un peu qu'il n'a pas été, avant, inutile. Que j'aurais aimé, ayant connu bien des joies, terminer ma vie sur le champ de bataille, et que ma mort signa mon oeuvre* ».



Le poète avait fait dire à Cyrano :

« Et voilà que je suis tué dans une embûche,

Par derrière, par un laquais, d'un coup de bûche ! »




Depuis le 11 novembre de cette année 1918, toute la France résonne des clameurs de joie de la victoire. « Je voulais entendre le premier coup de canon, écrit-il à sa soeur Jeanne. Comme il a été tiré sur la tour Eiffel, tu penses si je l'ai entendu ! Je suis sorti alors et je n'ai plus quitté la rue jusqu'au soir. C'était formidable, inoubliable... », écrit-il encore (opus cite).



Hommage dans L'Illustration du 7 décembre 1918

Edmond Rostand est mort lundi dernier, 2 décembre, à Paris. Il avait été atteint par la grippe, alors qu'il suivait au théâtre Sarah-Bernarhardt les dernières répétitions des nouveaux interprètes de l'Aiglon : une pneumonie double se déclara et en une semaine, malgré les soins les plus éclairés et les plus dévoués, triompha d el'organisme délicat. Cette mort si brutale, arrêtant à cinquante ans un tel poète, au sommet de la carrière la plus brillante que l'on ait pu admirer de notre temps, a causé une émotion profonde (...).





Cyrano, parlant de la Camarde :

« Je l'attendrais debout, et l'épée à la main... »



Mais ce 2 décembre 1918, c'est chez lui, couché, qu'Edmond Rostand rend son dernier soupir, et la bûche que Cyrano a reçu s'appelle, pour lui, le terrible virus de la grippe espagnol. La France, toute à sa joie, entend à peine partir un de ses plus grands poètes... « C'est très bien, j'aurai tout manqué, même ma mort » ? Rostand a connu la gloire. A-t-il été heureux ?



*Lettre citée par Marcel Migéo, Les Rostand, page 128, Stock, 1973.



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Publié le 24 / 04 / 2005.


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