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Pourquoi les Anglo-Saxons aiment-ils Cyrano ?

A l'occasion de la parution d'une nouvelle édition de Chantecler en Angleterre

Depuis le 28 décembre 1897, les versions en anglais de la pièce de Rostand prolifèrent. Il y a eu des reprises en anglais, des opéras et comédies musicales, et même récemment un ballet (merveilleux, de David Bentley). On donne Cyrano de Bergerac chaque année quelque part en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis.









C’est peut-être parce que Cyrano lui-même apparaît aux Anglo-Saxons comme représentant parfaitement l’esprit français, tel qu’ils l’imaginent ; ils adorent son panache, son esprit, son courage, sa chevalerie, et son amour pur et profond pour Roxane. Si les Anglo-Saxons sont vraiment comme les imaginent les Français, c’est-à-dire réservés, manquant de couleur et de gaieté, inhibés et sans passion, ce n’est pas extraordinaire qu’ils admirent et envient le héros de Rostand.

En plus, Cyrano de Bergerac a tous les attraits – sauf un – d’un héros de Hollywood. Son nez grotesque fait même partie de son charme pour nous, vu que les Anglo-Saxons prennent toujours le parti du plus faible. Nous voulons qu’il triomphe et qu’il gagne le cœur de Roxane, ce qu’il parvient à faire en effet dans la pièce de Rostand.  Mais Hollywood demande plus, le fameux happy end : dans le  film de Steve Martin, Roxanne, le personnage qui figure Cyrano  gagne non seulement le cœur de Roxanne, mais Roxanne elle-même.







Car avant tout, Cyrano de Bergerac, c’est une histoire d’amour. Qui peut résister à un amour si tendre, si loyal, si plein d’abnégation que celui de Cyrano pour sa Roxane ? Ajoutez que Rostand nous présente cette histoire d’amour dans une pièce merveilleuse, dans des vers scintillants qui, même traduits en langue étrangère (et il en existe des versions excellentes en anglais, par Christopher Fry ou Anthony Burgess, par exemple), gardent leur élan et leur verve : ce n’est pas étonnant que tout le monde, y compris les Anglo-Saxons, aient une telle affection pour Cyrano de Bergerac.


Je voudrais croire aussi qu’il y a, chez les Anglo-Saxons, comme dans tous les autres peuples, des âmes qui répondent avec joie à l’idéalisme de Rostand celui que l’on retrouve dans Cyrano de Bergerac mais aussi dans toute son œuvre, y compris Chantecler, qui aura un siècle en ce mois de février 2010. L’édition nouvelle de Genge Press ajoute au texte français des notes et une introduction en anglais, pour faire connaître aux amateurs Anglo-Saxons de Cyrano de Bergerac une autre très belle pièce d’Edmond Rostand.


© Sue Lloyd, M.Phil., auteur d’une biographie de Rostand pour anglophones, The Man who was Cyrano [Genge Press, 2003, 2007].



 





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Publié le 06 / 02 / 2010.


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